Jonathan Narbonne revient sur la fin de saison des Gothiques et sur son retour au Québec la saison prochaine.

Jonathan, quel est ton ressenti sur ce match ?

Nous n’avons pas perdu à cause de la pénalité. On a eu un bon désavantage numérique pendant la série. Prendre 3 buts en 5 minutes, ce n’est pas notre style. Grenoble a été opportuniste et a bien joué.

Nous nous sommes éloignés de notre système défensif. On a essayé de « compétitionner » offensivement contre eux mais nous n’étions pas à égalité. Il fallait jouer plus défensif sur la série. Sur le premier et le troisième match, nous nous sommes éloignés de notre style de jeu. Nous l’avions retrouvé lors du second match (2-3). Nous n’avons pas joué notre meilleur hockey.

On a joué avec cœur, avec émotion. C’est « plate » (ndlr : énervant) de perdre en quatre matches contre Grenoble. Cela ne reflète pas du tout le championnat que nous avons eu mais je suis très fier des joueurs. Nous avons eu une saison incroyable avec un niveau de championnat qui augmente et avec Amiens deux fois dans le top 4, et une coupe de France.

Je crois que l’équipe a fait un super bon boulot. Je lève mon chapeau aux joueurs. Il faut sortir la tête haute et je suis fier des joueurs.

 

Que retiens-tu de la saison ?

Une famille… un très bon groupe de joueur.  Le maillot que je garderais pour le reste de ma vie. Je me souviendrais des joueurs. Etre capitaine d’une équipe comme ça est un réel plaisir.

Tu en parles au passé…

Oui, mon contrat est terminé. Je retourne chez moi commencer la vraie vie avec ma femme. J’en avais parlé à l’équipe. Je sors sur une bonne note. C’était une bonne saison. Les supporters ont été avec nous pendant tout le championnat.

Et puis, avec l’équipe c’était fantastique. Nous avions un très bon groupe. Des bénévoles géniaux, un entourage génial… des entraîneurs, les docteurs, kinés… je n’aurais pas pu demander mieux. Être capitaine de l’équipe pendant deux ans, cela a été facile. Les joueurs ont été travailleurs. Cela a été un plaisir pour moi d’être un amiénois, un gothique. Je ne suis jamais resté 3 ans dans une même équipe. C’était incroyable ici !

Je serais marqué à vie. Mon garçon est né ici. J’aurais les gothiques tatoués sur le cœur tout le reste de ma vie.

J’ai une opportunité d’emploi qui ne se refuse pas. Je n’ai pas suivi de formation autre que le hockey. Pour notre famille, il était important de revenir avec deux emplois stables. On en a parlé longtemps avec ma femme. A la fin du match, je suis allé la voir pour récupérer mon fils et faire un tour avec. Elle était en larmes. J’avais le cœur lourd. C’était une place qui m’a marqué à vie.

Je continuerais à jouer au hockey mais les week-ends après une semaine de travail. Cela va changer par rapport à ici. C’est la vraie vie. Le prochain challenge de ma vie mais je ne suis pas inquiet !