Au cœur des Gothiques, jusqu’au jour J

23 janvier 2015

Nous vous proposons de suivre les Gothiques, avec David Bastien, jusqu’au moment du coup d’envoi de la Finale de la Coupe de France,.
Nous le retrouvons, mardi 20 janvier, le matin du match contre les Pingouins de Morzine Avoriaz les Gêts.,
« Après avoir avalé un petit déjeuner léger ; jus d’orange, un petit bol de céréales, je file direction le Coliséum pour l’entraînement quotidien, programmé vers 9h30. Actuellement, ces séances ne durent qu’une trentaine de minutes, juste pour « se dégourdir » les jambes, et pour se remettre dans le rythme d’un match et , en quelque sorte de « goûter » la glace avant la rencontre du soir !
Ensuite direction la maison, pour prendre, 6 heures avant le match, un vrai bon repas cette fois, beaucoup plus consistant. Pour moi, c’est généralement poulet et pâtes ; des sucres lents qui permettent d’emmagasiner de l’énergie pour le match du soir.
Nous nous retrouvons aux vestiaires 2 heures et demie, avant le coup d’envoi ; ce soir nous affrontons Morzine. Chacun s’échauffe de son côté, avant une séance collective sous la houlette du préparateur physique Manu Antoine. Comme l’a souligné le coach dans sa causerie, Morzine est une grosse équipe, qui vient de battre Grenoble. Pas question de la sous estimer ! Nous sommes dès maintenant en mode play-offs ; tous les matches sont importants pour nous, nous devons engranger ces deux points pour améliorer notre classement. Il s’agira d’une une ultime préparation au rythme des séries qui génèrent toujours une tension particulière, car l’énergie reste présente à chaque match. Il nous faut monter notre niveau d’un cran pour être au maximum dans ces play-offs !
De façon générale, je dirais que tous les matches de la Ligue, de la première à la 26ème journée, sont tous d’égale importance. Nous devons toujours « nous présenter » dans cet état d’esprit. Aujourd’hui plus que jamais, car tous nos prochains adversaires ont besoin de points, soit pour éviter les « play-down », ou pour viser la 4ème place. Ils vont tout donner, à chaque fois, il y aura deux points en jeu, pas question d’en laisser échapper un, à fortiori, à la maison !

Comment se passe l’après match à domicile, après le debrief du coach, mangez-vous ensemble ?

« Après ce debrief, nous montons dans les salons du Coliséum pour rencontrer les supporters et les sponsors. Ensuite, selon notre planning, et si nous n’avons pas « une pratique » le lendemain matin, nous dînons, selon les plannings de chacun et selon les affinités, avec les copains ou à la maison ».

Est-il facile de trouver le sommeil après un soir de match ?

« Chaque joueur doit réagir différemment, pour ma part, je me repasse le film du match, pour revoir ce que j’ai réussi ou raté. De façon générale, l’adrénaline ne part pas tout de suite. J’essaie de revivre les différentes situations de la partie, ce que j’ai plus ou moins bien réussi, afin de savoir ce que je dois encore travailler pour améliorer mon jeu, et le sommeil finit par prendre le dessus…. »

Comment occupes-tu tes loisirs hors hockey ?

« De manière assez tranquille ; j’écoute de la musique, un peu de TV, et quelques jeux de société… »

Retour avec David , le surlendemain, jeudi 22 janvier, toujours à la patinoire, après une séance entraînement suivie attentivement par une importante délégation rouennaise.

Tes impressions après le match d’avant hier soir ?

« Je pense que nous avons un petit peu montré un peu ce dont nous étions capables sur la glace. Nous avons débuté fort, Morzine est cependant revenu dans la partie, mais une fois de plus, grâce à ce qui fait un peu notre force, nous sommes revenus, dans le 3ème tiers, avant de prendre définitivement les devants ! »

L’ambiance dans le vestiaire?

« C’est sûr qu’après une victoire tout le monde est content, nous avons bien apprécié ce succès, même si un match ce n’est pas une saison ! »

Un succès rassurant ?

« Mais, nous n’étions jamais « insecure », les défaites surviennent dans n’importe quel championnat, au hockey, comme dans tous les autres sports,il faut juste , dans ces cas là, s’attacher à la manière dont le revers survient, et à celle dont tu relèves la tête après. Avec cette victoire, 6 à 2 contre Morzine, nous avons montré quelques belles choses sur la glace, et démontré aussi que nous étions meilleurs défensivement »

Le discours du coach dans le vestiaire ?

« Il était satisfait de notre travail, car nous avons amélioré les petites choses qui ne fonctionnaient pas toujours très bien, nous peaufinons notre jeu afin d’être prêts pour les play-offs »

Il va falloir confirmer ce succès, demain soir à Lyon !

« Encore deux gros points importants, dans cette fin de saison régulière ; aller chercher à Lyon. Mais, les lyonnais qui veulent éviter la relégation lorgnent avec envie sur ces deux points ; cela devrait donner une belle partie ! ».

Une équipe lyonnaise que tu connais bien, pour y avoir évolué, pendant la saison 2011/2012, avant de signer chez les Gothiques !

« J’ai conservé d’excellents souvenirs de cette période, où j’ai joué une saison complète, avant d’arriver dans le vestiaire amiénois. Les supporters sont très nombreux et toujours derrière leur équipe, un peu comme au Coliséum. Je sais que nous allons vivre un match très intense. Lyon a tout pour devenir une place forte du hockey français, une excellente équipe dirigeante, une superbe patinoire et un public fidèle et de plus en plus important ; des atouts pour que ces « Lions » jouent au plus haut niveau. Cette ville est surtout connue comme une ville de foot, mais le hockey compte de plus en plus d’amateurs ! »

Y a-t-il dans cette équipe des hockeyeurs que tu as croisés chez les « Gones » ?

« Oui, notamment l‘actuel capitaine, Martin Millerioux, un solide défenseur qui est arrivé en même temps que moi à Lyon. Je connais également Kevin Gadoury, et Nicolas Biniek, avec lesquels, j’ai déjà joué dans les rangs Juniors au Québec, ce sont des amis, mais sur la glace, ils restent toujours des adversaires ! »

Vendredi 23 Janvier

Après avoir roulé toute la nuit, les Gothiques sont arrivés ce matin à Lyon.

« Le scénario des journées de déplacement s’est déroulé de la même façon. Petit déjeuner, suivi d’un séance d’entraînement, déjeuner et temps libre jusqu’à 17 heures, que nous occupons avec quelques jeux vidéo et une sieste. Ensuite tout le monde se retrouvera pour un petit lunch, deux heures avant le départ pour la patinoire lyonnaise ».

Dans 48 heures ce sera la grande finale, dans quel état d’esprit es-tu ?

« Marc Belanger est le seul de notre équipe a avoir vécu un tel évènement sur la glace. Pour certains de mes jeunes coéquipiers et pour moi, ce sera une grande première. Mais quoiqu’il arrive cette rencontre au sommet constituera une belle expérience et une excellente préparation pour les séries qui n’ont jamais été aussi proches.
Depuis plusieurs jours nous sommes en phase de préparation pour ce grand rendez-vous. Lors des entraînements et pendant chacun de nos matchs, nous répétons inlassablement ces petites choses qui vont nous permettre de continuer à améliorer notre pratique du hockey et d’être au meilleur de notre forme au moment des séries éliminatoires ».

Êtes-vous confiants dans cette période cruciale de la saison ?

« On ne pas dire que nous ne sommes pas en confiance, après un match comme celui contre Morzine. Nous le savions, mais nous avons démontré notre capacité à être présents dans les rendez vous importants, comme à Gap, en demie finale. Dans ces moments clés, nous savons que nous sommes capables, de bien faire les choses dans les gros matches, où chaque joueur a parfaitement tenu son rôle. Nous comptons bien encore le prouver contre Lyon !
Impossible de tergiverser, nous arrivons à la fin de saison, nous n’avons plus le droit à l’erreur ».

Est-ce un inconvénient ou un avantage de disputer une rencontre deux jours avant la finale ?

« Après chaque match, tu es obligé de tourner la page, si on gagne contre Lyon, la confiance sera renforcée ; mais quelque soit le résultat, pas question de ne pas « se présenter » à Marseille ! Nous sommes capables de bien faire les choses à Lyon et à Marseille ! »

Cette finale suscite un bel engouement autour du club, 5 à 600 supporters feront le déplacement pour vous soutenir au POMGE, un écran géant sera installé dans un gymnase du Coliséum pour ceux qui ne pourront pas se déplacer….

« Tout au long de la saison, dans la défaite comme dans la victoire, nos partisans sont toujours là, c’est à cela que tu reconnais les vrais supporters, que les choses tournent bien ou mal, ils sont tout le temps à t’appuyer, t’encourager et à croire en toi ! Cette participation à la finale est aussi une excellente chose pour une vraie ville de hockey, comme Amiens ! »

Jicehel