Les Gothiques sortis d’entrée

25 octobre 2017
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Les Gothiques se déplaçaient hier soir à Rouen pour le compte des seizième de finale de coupe de France. Un deuxième derby en cinq jours pour les Amiénois, qui malgré la défaite vendredi avaient livré un très bon match. Investis et agressifs, les hommes de Richer étaient parvenus à égaliser dans le second tiers et même à passer devant au tableau d’affichage. Une baisse d’intensité dans le troisième tiers s’était avérée fatale face à l’armada Rouennaise.

Ce type de match est d’autant plus en accord avec ce qu’essaye insuffler Mario Richer à son équipe. On le sait, le coach canadien souhaite voir son équipe jouer simplement, mais intensément des deux côtés de la patinoire. Compenser le talent par l’envie, c’est la façon dont on gagne un match de coupe. les Gothiques affrontent Rouen d’entrée certes, mais le match n’est pas joué d’avance et ils pourraient très bien en tirer un résultat positif.

Les Gothiques abordent bien mieux le match que vendredi. Bien que quelque peu dominés dans le jeu, ils arrivent à tenir un peu plus le palet et n’encaissent pas de but rapidement. Les deux équipes font plus ou moins jeu égal, mais on peut dores et déjà faire un constat : ce n’est pas une intensité de derby. Une seule pénalité a été sifflée à la fin du premier tiers, à l’encontre de Phil’ Halley (pénalité tuée par le jeu d’infériorité Amiénois). Cependant, sur un bon temps Amiénois, la première erreur est directement sanctionnée. Sur une mise en jeu offensive à quarante secondes de la fin du tiers, une passe mal ajustée à Anze Kuralt le met en difficulté. Perte de palet, David Wohlberg le récupère et s’échappe battre Henry-Corentin Buysse impuissant. Les Gothiques devront une fois de plus courir après le score.

Le second tiers temps continue sur la même lancée. Les Dragons dominent tranquillement le match même si il y a parfois des accélérations amiénoises. Néanmoins l’absence de dangerosité est flagrante. Il y a toujours une crosse Normande pour intercepter le palet, ou lorsque qu’ils font la différence, les joueurs picards ratent un geste (un contrôle, une passe) qui fait perdre quelques secondes permettant aux défenseurs Rouennais d’intervenir. Et les Gothiques sont une deuxième fois sanctionnée : David Wolhberg, encore lui, inscrit un doublé. Ce même Wolhberg est pénalisé quelques minutes plus tard, et c’est cette fois-ci Mario Trabucco qui trouve la lucarne de Pintaric sur le jeu de supériorité pour ramener le score à 2-1.

Vingts minutes pour marquer au minimum un but, tel est l’objectif des Amiénois. Malheureusement, après seulement une minute trente dans le tiers, Joris Bedin sur un tir à première vue anodin arrive à tromper un HCB pourtant en grande forme encore ce soir. Le score est porté à 3-1 mais le portier Amiénois a sorti des arrêts exceptionnels qui ont permis aux siens de rester dans le match. Léo Guillemain écope de la troisième et ultime pénalité du match  : une crosse haute dans le visage de Colotti qui saigne, les Gothiques doivent donc défendre pendant quatre minutes en infériorité. Le jeu de supériorité Rouennais n’est pas au mieux, les Dragons semblent avant tout gérer leur avantage. Pintaric est très solide dans sa cage et stoppe les quelques opportunités Amiénoise. Henry-Corentin Buysse sort de sa cage pendant la dernière minute trente mais les Gothiques n’y arriveront pas ce soir.

Une défaite frustrante mais logique à l’ile Lacroix. Les Gothiques n’ont pas su trouver le chemin des filets face à des Rouennais qui n’ont pas forcé leur talent. Bien poussés par leur public, les Normands se qualifient en huitième de finale, tandis que les Gothiques s’arrêtent après seulement soixante minutes. Un déception qu’il faudra évacuer rapidement. La priorité est maintenant au championnat, pour lequel les Gothiques se déplacent vendredi, à Lyon.

crédit photo : http://www.rhe76.com/Galerie_2017-2018_des_Dragons_de_Rouen, Christophe DELAVILLE